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Comment réaliser de la photo-découpe chez soi

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Bonjour tout le monde,

A la demande de Nolho, je vous explique ici comment concevoir et réaliser soi-même une planche de détaillage en photo-découpe pour améliorer nos maquettes.
C'est un processus long, mais à la portée d'un maquettiste... et le résultat en vaut largement le coup.

Ici, désolé d'être hors-sujet, mais l'essentiel de ma photodécoupe étant pour le moment de la marine et de l'aviation, vous ne verrez pas d'exemple spatial.

Le principe de la gravure chimique (photo-découpe, photoetching en Anglais)



Comme on le voit ci-dessus : les parties du métal protégées par la résine photosensible ne sont pas attaquées par l'acide. En combinant un dessin différent pour chacune des faces du métal, ont obtient un effet de relief.



Voici les étapes extraites d'un diaporama de mon crû que j'utilise pour présenter la technique dans les clubs.







- Dessin à l'ordinateur du masque.
Le masque est constitué d'un sandwich de deux feuilles de transparent. Dans mon procédé de gravure "en relief", on grave simultanément les deux faces : il faut donc deux masques en parfaite coïncidence.
Les masques sont dessinés à l'aide d'un logiciel de DAO "vectoriel" (CorelDraw, Illustrator.... j'utilise Illustrator. Ils sont imprimés sur transparent.







Les zones blanches seront attaquées et dissoutes par l'acide
Ce sont des copies d'écran : les originaux sont imprimés en 1200dpi







La gravure proprement dite :
Elle se fait sur des feuilles de métal (inox ou laiton) d'épaisseur diverses (1/10e à 5/10e). Ces feuilles (250x100mm) sont recouvertes sur leurs deux faces d'une résine photosensible protégée sous une pellicule plastique noire.

Tout le procédé se réalise à la lumière du jour ou électrique, mais PAS dans le noir (on n'a pas besoin d'un labo photo : un établi de 2m de long suffit)

- Mise en place de la plaque photosensibilisée dans le masque. Le métal est du laiton ou du maillechort l'inox de 1/10e : on a enlevé les deux pellicules protectrices.



- Insolation aux UV : deux faces, 3mn par face
Comme pour un steack : on insole une face 3mn, puis on retourne et on insole à nouveau.

- Développement au révélateur (Soude, 6 minutes)
Comme pour une photo ou un circuit imprimé électronique, sauf que ça se fait en plein jour.





-Gravure dans l'acide à 48°C : (20 minutes quand l'acide -du persulfate de sodium- est "frais")
En électronique, on utilise du perchlorure de fer, mais celui-ci est opaque : on ne peut pas surveiller la progression de la gravure.
Le persulfate de sodium est bien plus pratique (transparent) et beaucoup plus rapide.
A gauche, la résistance chauffante d'aquarium, à droite le thermomètre, en bas les bulles pour agiter tout ça (pompe d'aquarium)



-Rinçage à l'eau légèrement basique (pour neutralisation) pour stopper la gravure



- Nettoyage à l'acétone pour enlever le vernis photosensible et les restes éventuels de produits chimiques.





- La plaque terminée : à noter la gravure en relief.
Remarquer à gauche le tableau de bord avec les cadrans (en deux exemplaires par sécurité)



Pour la finesse de détail, on travaille couramment au 1/10e sans problème. On peut même descendre au 1/50e mais là, il faut bien surveiller la gravure et s'arrêter juste à temps... c'est un peu un coup de poker mais ça marche avec de l'entraînement.
Ici, c'est du 1/72e : Cockpit d'un Bell X-22 (avion expérimental US des années 60, maquette en résine Anigrand)

La console centrale du cockpit : on voit très bien les rivets en relief (diamètre 0,18mm) :



Le plancher du cockpit. Encore les rivets...




Voilà, maintenant, y'a plus qu'à !
Ceci peut vous paraitre impressionnant, mais l'ensemble des étapes est assez simple à mettre en oeuvre.
Par contre, je ne vous cacherai pas que cela implique beaucoup de temps passé en recherche documentaire, mais surtout en dessin devant l'ordinateur, d'autant -hélas- que les fantastiques possibilités de ce procédé rendent perfectionniste...

Bruno

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NOLHO


Admin
Génial Bgire.
C'est clair et passionnant !
Merci beaucoup.

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Frandu12


Modérateur
c'est simple avec l'habitude mais c'est comme en électronique beaucoup de temps a dessiner le circuit imprimer puis on essaye de pas laisser trop de temps dans la cuve avec de l'acide puis on rince et on découpe très simple d'accord avec toi

Voir le profil de l'utilisateur http://space.blog-frandu12.over-blog.com/
bravo

un vieux comme moi ne savait pas le procédé. Génial

par contre, simple comme tu le dis, c'est parceque tu domines le truc.

Pour un béotien comme moi qui ne sait même pas utiliser un logiciel de dessin, je ne t'en fais pas un Very Happy
bravo pour ton explication, il va falloir que je la relise "quelques pois", pour être sûr de comprendre

je suis en tous les cas impressionné, tout autant par la quantité, que par la qualité de ton travail

quand je vois ton port, je "débarquerais" bien chez toi

phyl d'ariane

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Merci pour le compliment.
J'ai juste, en effet, oublié un petit détail :
J'ai mis ma méthode au point après 12 ans de recherches infructueuses, d'essais désastreux et autres joyeusetés.
Mais je suis d'un naturel.... borné tenace.
Et puis Internet est arrivé, cet Internet qu'il est de bon ton de décrier en ce moment.
Cherchant sur la Toile, je suis tombé sur le site de Gerhard Saemann, un artisan Allemand qui fabrique de la photo-découpe et surtout vend tous les produits et la méthode.
Je m'en souviens très bien, c'était début Juillet 2003 : mon premier essai avec sa technique et son matériel.
C'était aussi mon dernier espoir...
Et, surprise : 100% de succès du premier coup !
12 ans après... je vous laisse imaginer...

Six ans après, j'en suis à plus de 150 feuilles gravées et à ma troisième graveuse (ça s'use, ces bestiaux)

Alors je me suis dit que si je pouvais faire gagner 12 ans à d'autres passionnés...

Au sujet du dessin sur ordinateur :
Certes, il faut apprendre au début, puis s'entrainer en pratiquant.
C'est comme le piano : au début, on en bave, puis après quelques temps on se fait vraiment plaisir.
Les logiciels de dessin vectoriel comme Corel Draw et Illustrator sont devenus facile à prendre en main. Après quelque pratique, on dessine à une vitesse impressionnante et une précision quasi parfaite grâce aux fonctions de zoom.

Alors promis : dès que je me lance dans un projet de photo-découpe "spatial", je vous en montrerai ici les étapes.

Bruno

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bgire a écrit:

Alors promis : dès que je me lance dans un projet de photo-découpe "spatial", je vous en montrerai ici les étapes.

Bruno

Alors la,je dis BRAVOBruno!!!
en effet,c'est une idée excellente...,merci!!!



philippe

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Pour ceux qui font un peu d'électronique chez eux, le matos qui sert à graver les circuits imprimés peut très bien être employé pour faire de la photo découpe, il n'y a juste que la matière première à acheter...

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Je réalise également dans le cadre de mon boulot de la gravure de circuit imprimé pour l'électronique (composant montés en surface). On descend souvent à une finesse de 0.3 mm avec la même méthode de masquage seulement au moment de l'insolation sous la lampe à UV, on glisse l'ensemble de la plaque à graver dans une poche de plastique transparent dans laquelle on fait le vide. De cette manière le masque est constamment plaqué sur la carte.

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9 Quelques trucs et précisions en plus le Dim 27 Déc 2009 - 16:55

Les méthodes sont les mêmes : électronique ou maquettisme.

Lors du flashage du film, le dessin "verso" est inversé, afin que l'image (l'encre) sur le film se trouve contre la feuille de métal.
Dans le cas contraire, on a l'épaisseur du film qui introduit une parallaxe et un léger flou, ruinant les petits détails.
Dans un flashage de type "OFFSET", l'émulsion est située sous le film et non au-dessus.

Au moment de l'insolation par UV, le "sandwich" (films + métal) est pressé fortement à défaut d'être mis dans une poche sous vide pour assurer le meilleur contact possible entre le dessin (émulsion) et le métal.

En théorie, le plus petit détail possible est égal à la demi-épaisseur du métal.
Je travaille avec du 1/10e ou 2/10e, ce qui donne des détails respectivement de 0,05 et 0,1mm.
J'ai réussi, expérimentalement, à descendre au-dessous (0,03mm) mais là, il faut graver "en dynamique", c'est à dire arrêter à la seconde où on a atteint le but recherché et plonger immédiatement la planche dans un bain neutralisant (soude). Cette méthode est très acrobatique, peu fiable et génère beaucoup de gaspillage (sur-gravure)

Une difficulté à surmonter, due au matériel d'amateur dont je dispose : la cuve de gravure (voir photo) mesure 28cm de hauteur. L'acide y est chauffé par la résistance située le long d'un bord, mais on constate naturellement l'établissement d'un gradient de température du bas en haut. En clair, l'acide est plus chaud en haut qu'en bas. La différence est tellement importante qu'en gravant une plaque entière (25cm de hauteur) on peut avoir la partie du haut gravée avant le reste, avec donc un risque de sur-gravure de celle-ci.
Pour palier cet inconvénient, je fractionne mes planches en deux, trois ou quatre sous-planches que je grave ensemble jusqu'à 75% d'achèvement. Ensuite, je sépare les sous-planches que je suspends dans la cuve les unes à côté des autres : elles baignent dans une zone de même température et la gravure progresse alors de façon uniforme.

Un autre problème qui m'a donné du fil à retordre : à certains endroits la zone à graver est importante. Par exemple une surface assez grande à graver en demi-épaisseur, ce qui implique une grande aire d'action de l'acide. j'ai constaté alors une réaction exothermique qui provoque une sorte d'emballement de la gravure localement : si la pièce est gravée correctement, des pièces voisines, en particulier si elles ont des détails fins, sont sur-gravées et souvent détruites.
L'effet est dramatique avec le laiton : pour ce métal, l'emballement thermique était tel qu'il m'est arrivé une fois de faire monter la température de l'acide à 70°C (ce qui le détruit) avec le chauffage coupé ! Je ne pouvais pas maitriser le phénomène.
Par la suite, j'ai abandonné le laiton (sauf nécessité esthétique) en faveur du maillechort qui est moins "thermique" et surtout donne des pièces bien plus faciles à manipuler lors du montage sur les kits.
J'organise aussi la répartition des éléments sur mes planches pour disposer, par exemple, les petites pièces fines ensemble et les grosses d'un autre côté.

Tous ces défauts n'apparaissent pas avec les graveuses industrielles, pour lesquelles la température et l'agitation sont mieux contrôlées.

Enfin, protection de l'environnement oblige, il est hors de question de jeter l'acide "usé" à l'égout. Quand il est "terminé" (un litre d'acide peut dissoudre jusqu'à 40-50g de métal, ce qui représente entre 5 et 8 planches de 250x100x0,1mm), l'acide est chargé de boues métalliques qu'on cristallise avec un agent neutralisant (une base) pour ramener le pH à 7 (neutre) et condenser le métal dans le fond.
Je traite ce mélange dans un seau en plastique : je commence par baisser le pH jusqu'à 7 en ajoutant petit à petit du neutralisant et en contrôlant avec un "papier pH". Ensuite je laisse décanter deux semaines. A la fin, le liquide qui surnage est de l'eau salée qui peut partir à l'égout. Le reste (les boues métalliques) est séché à l'air et porté à la déchèterie voisine.

Pour diminuer les coûts et prolonger la durée de vie de l'acide, il est donc nécessaire de minimiser les zones à dissoudre complètement. Comme indiqué sur l'une des photos de mon exposé, après avoir dessiné une pièce, je "l'entoure" d'un blanc de 0,8mm de largeur en moyenne qui correspond à la zone qui sera enlevée. En peaufinant cette technique, on arrive à graver jusqu'à 8 à 10 planches par litre d'acide au lieu des 6 annoncées par le fabriquant.
Pour chaque planche que je grave, je pèse la feuille de métal avant et après, pour en déduire la masse dissoute... quand je m'approche de 50g cumulés, il est temps de changer d'acide.

Tout ceci vient de mon expérience, de l'observation et analyse minutieuse des sets de photo découpe disponibles dans le commerce et des conseils avisés fournis par la maison Saemann.

Bruno

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ouf, quel texte

bravo pour ton esprit pédagogique

phyl d'ariane

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Fantastique,passionnant...j'avoue ne pas avoir compris le quart des explications mais quelle technique formidable!!!
lorsque j'avais lu la réalisation du Discovery du film "2001"au 1/60,il avait un article sur le thermoformage et la photodécoupe,
les antennes du Discovery étant réalisées suivant le procédé de la photodécoupe:


http://lemonolithe.free.fr/maquette/disc/journal/page6.htm


ce n'est pas le meme sujet,mais pour ce qui est du thermoformage,Bruno tu pourrais peut-etre nous expliquer ce procédé,ceci dans le but de remplacer la visière de l'astronaute lunaire revell qui n'est pas assez bombée...

merci !!!

philippe

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CSM-103 a écrit:j'avoue ne pas avoir compris le quart des explications mais quelle technique formidable!!!

Embarassed Oups, désolé de ne pas être assez clair. Mais comme j'ai promis un exemple "spatial" dans quelques temps (dès que j'aurai reçu la capsule Mercury commandée voici deux jours), j'essaierai de faire plus simple.

ce n'est pas le même sujet,mais pour ce qui est du thermoformage,Bruno tu pourrais peut-être nous expliquer ce procédé...

Après moult tâtonnements et bricolages plus ou moins foireux, j'ai découvert le thermoformage l'an dernier avec mes élèves.
C'est vraiment une superbe technique, assez facile à mettre en œuvre... pour peu qu'on ait la pompe à vide ad-hoc (c'est sur ce point précis que je butais).
Il faut que je trouve un sujet spatial pour illustrer (pour l'instant, je n'ai qu'un sujet "avion"). On verra dans quelques mois.

Bruno

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pour l'instant, je fais un peu de thermoformage avec des "feuilles transparentes" prévues à cet effet, et au pistolet à air chaud, mais il faut bien doser, et faire un gabarit correct pour donner la bonne forme. Je n'en ai pas encore assez fait pour maitriser

je pense que la technique que tu vas nous décrire est bien plus efficace

phyl d'ariane

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NOLHO


Admin
Phyl, si tu veux nous faire un petit post d'initiation au thermoformage (matériau, outillage et technique), c'est avec plaisir !
Bruno pourra compléter ensuite !

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15 Photodécoupe le Dim 25 Mar 2012 - 13:31

Bonjour,

Je vous remercie pour votre article vraiment pédagogique. Je suis créatrice de bijoux et j'aimerais me lancer dans la photodécoupe. Je compte m'équiper avec ce kit: http://www.micro-modele.fr/index.php?page=shop.product_details&flypage=flypage-ask.tpl&product_id=9881&category_id=214&option=com_virtuemart&Itemid=9&lang=fr

Est-ce un bon choix?

De plus, j'aurai souhaité savoir si quelqu'un qui la pratique couramment pour m'y initier et me mettre le pied à l'étrier sur Lyon et ses alentours?

Merci d'avance.

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Bonjour,

De l'acide a coulé sur les plaques depuis que j'ai posté ce petit mode d'emploi sur la photo découpe.
Suite a plusieurs demandes, je pense nécessaire de faire une petite actualisation.

La partie conception est inchangée : je la pratique toujours avec bonheur. C'est souvent très long (95% du temps total) car il faut soigner les dessins sous peine d'obtenir un résultat décevant.

Quelques précisions techniques cependant : le projet (fichier PDF) est réalisé en noir et blanc, mais doit l'être dans le mode de couleur CMJN et non RVB : cela a une incidence sur la qualité du noir et donc de celle de la gravure.

Pour la partie réalisation, j'ai laissé tomber ma propre gravure pour ces raisons :
- Malgré masque et hotte aspirante on respire des vapeurs d'acide. Si vous êtes sensibles des poumons il faut éviter. Après deux alertes sérieuses, j'ai arrêté.
- Au bout de mois de pratique se pose le délicat problème du recyclage des déchets : acide et boues métalliques. Je neutralisais l'acide, puis apportais les récipients scellés à ma déchèterie locale, mais ils ont fini par refuser ce genre de produit industriel qui demande un traitement particulier.
- Enfin, en première raison : j'ai découvert que cela me revenait moins cher de faire graver par une société sise en république Tchèque que de le faire moi-même.

J'ai donc opté pour la société Hauler ( http://www.etchworks.eu/ ) de Brno qui fait du travail de professionnel dans une grande variété d'épaisseurs, en laiton ou maillechort, livre 11 jours après commande et fait régler par Paypal... le pied, quoi.
Pour info, une planche A5 en laiton de 2/10e revient à 17,50€ port compris... quand je les faisais moi-même j'en avais pour 20€ tout compris.

Comment procéder :
Il faut d'abord télécharger le "template" d'Hauler, c'est à dire la mise en forme exigée par le graveur :
http://www.etchworks.eu/download/
Il s'agit d'un PDF qui contient un fond de page (à colorier en noir, of course) avec des repères et indications à conserver à l'identique tout autour.

Dans notre logiciel de dessin vectoriel, on place les éléments à graver comme indiqué dans ma méthode, la face avant superposée exactement à la face arrière (sur deux calques différents), toujours comme indiqué.
Attention de bien indiquer dans la marge le nom du fichier, l'épaisseur (ex : 2,2mm) et le métal (Mosaz = laiton, Alpaka = maillechort)
Attention de bien laisser une marge vide tout autour comme indiqué sur le template.
Hauler propose sur la même page des exemples de présentation.

Quand cette étape est terminée, on copie l'ensemble (dessin + template) à côté, puis on crée l'avant (FRONT) et l'arrière (BACK) comme suit :
- Sur l'avant, on efface les dessins de l'arrière
- Sur l'arrière on efface les dessins de l'avant et les textes Hauler (on garde les repères de positionnement dans les coins)
- On inverse l'arrière (dessin + template) avec une symétrie verticale
- On nomme les deux dessins (Front et Back) puis on sauve en PDF.

On envoie à Hauler (en anglais) la commande : métal choisi, épaisseur, nombre d'exemplaires... sans oublier de joindre le pdf.
Une grosse semaine plus tard on reçoit par mail la facture en euros qu'on règle via Paypal.
Les planches arrivent trois jours après. La qualité est professionnelle.

Comme disent les anglais : "hope this helps"

Bruno

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Merci beaucoup pour ce tuto si pedagogique.

Voir le profil de l'utilisateur http://www.cyber-mecha.com

18 Une image vaut un discours le Lun 21 Juil 2014 - 13:53

Bonjour,
Suite de mon explication, voici une capture de mon dernier envoi (A5, laiton 2/10e, 17,50€ TTC) pour illustrer mon propos sur la mise en page du PDF.
Ici il s'agit d'un projet tout simple, qui comprend :
- deux couronnes de remplacement pour la partie située entre les deux cônes du module de service d'un Vostok et d'un Voskhod au 48e de chez NewWare (les originaux en résine sont trop fins et en partie détruits à réception)
- une flopée de plaques-noms pour mes kits en cours ou à venir (la forme blanche sur leur face avant représente une gravure en creux qui va accueillir le décal de la mission)



Voici un autre projet (A4, maillechort de 2/10e) pour vous donner une idée de la gravure en relief





_Bruno

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Bonjour Bruno,

Merci pour ce tuto vraiment bien fait. Je suis heureux d'apprendre qu'il existe maintenant un moyen de se contenter de réaliser les schémas et de laisser faire la photogravure par des pros. J'ai cependant quelques questions à ce propos. Je ne comprend pas vraiment à quoi sert le template. Mon idée est de réaliser des pièces en utilisant power-point et en faisant en sorte que le fichier à imprimer en final soit un pdf au format A4 ou A5. A partir du moment ou mon recto et mon verso coïncident parfaitement en quoi ai-je besoin d'un template ?

Autre question quelle est la différence entre laiton et maillechort ?

Vincent
http://spacemodels.nuxit.net

Voir le profil de l'utilisateur http://spacemodels.nuxit.net
Bonjour Vincent,

Le 'template' est la mise en forme qu'exige le graveur Hauler pour graver les projets.
Il s'agit d'un PDF, mais les symboles de positionnement, les marges et les petites encoches sont obligatoires.
Elles doivent certainement correspondre à la machine qu'utilise Hauler pour graver.
Il est aussi obligatoire de mettre le nom du fichier, le métal et l'épaisseur dans la marge.
Dans le passé, je fournissais ces informations dans le texte de ma commande... jusqu'au jour où j'ai reçu en maillechort une plaque demandée en laiton. Hauler s'était mélangé les pinceaux (ils ont beaucoup de clients en plus de leur production propre). Il m'ont regravé gentiment et gratuitement le projet, mais quelques mois après ils ont imposé ce "template".

Ce n'est absolument pas gênant pour moi : je dessine mon projet séparément, faisant en sorte qu'il remplisse une place A4 ou A5 moins une marge périphérique de 5mm (la machine ne grave pas au-delà). A ce stade les deux couches (recto et verso) se superposent exactement.
A la fin, il suffit de glisser l'ensemble sur le template (qu'on met en arrière-plan), puis générer comme je l'ai indiqué le dessin recto et le verso et hop, c'est prêt.

De toute façon... on n'a pas le choix : si on envoie un projet, même A4 ou A5, qui n'est pas dans le template, Jan Sobotka est obligé de le reprendre "à la main", avec du temps passé et risque d'erreurs... s'il accepte de le faire.

Laiton ou maillechort ?
Si les pièces gravées doivent apparaitre couleur naturelle, alors il n'y a pas le choix : les plaques que je conçois avec le nom du modèle sont voulues en laiton poli, donc je les fais graver en laiton.
Le maillechort (alliage cuivre-nickel-zinc d'aspect argenté) est plus élastique et moins déformable que le laiton (d'où son utilisation pour les lames de ressort qui sont sous les touches des flûtes traversières, hautbois, saxo, etc...).
Quand on grave des pièces très fines, le laiton, plus mou, ne supporte pas les erreurs de manip. Il suffit de le toucher un peu brusquement et hop, il se tord, se plie, se voile et la pièce doit être redressée. Je fais beaucoup de maquettisme naval et je déteste manipuler des bastingages en laiton très fin au 350e ou au 700e : la moindre erreur et hop, c'est voilé.
Le maillechort, lui est plus "tolérant" aux erreurs car il est légèrement élastique. Si on fait une fausse manœuvre il revient en place.
Quand on doit plier une pièce (on a bien sûr prévu avant la gravure un "pli", c'est à dire une rainure de 0,1mm de large en demi-épaisseur sur la face arrière), même si on utilise un outil de pliage, l'arrondi du pli sera plus important avec le laiton qu'avec le maillechort.
Quand on doit courber ou cintrer une pièce (cylindre, arrondi) : le laiton s'y prête à merveille car il est mou. Pour le maillechort, il faut procéder à un "revenu" (au sens métallurgique du terme) : on chauffe la pièce sur la flamme d'un briquet ou d'une bougie jusqu'à ce qu'elle devienne rouge vif (quelques secondes), puis on laisse refroidir lentement à température ambiante. Le maillechort a perdu alors son élasticité et peut être cintré comme le laiton.

En résumé :

Laiton :
POUR : un peu moins cher, bel aspect naturel, se cintre très bien
CONTRE : pièces fines difficile à manipuler sans déformation, plis arrondis : les arêtes sont moins belles.

Maillechort :
POUR : assez tolérant aux manipulations, plis très nets, se rectifie (lime) avec une plus grande précision
CONTRE : un peu plus cher, se cintre mal (sauf après revenu)


"Hope this helps"
_Bruno

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c'est un metier  Smile 

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Bonjour Bruno, et tous les autres,
J'ai l'habitude de faire de la gravure chimique, mais mon sous-traitant préféré ayant cessé cette activité, j'en cherche un autre.
Hauler me plait bien, mais je ne m'en sors pas avec cette histoire de template:
Pour commencer, le pdf que je charge sur leur site est un document de deux pages, en mode image (et non vectoriel) plutôt de mauvaise qualité (les marqueurs aux coins sont en pièces détachées, ça ne ressemble pas à ce que tu as publié ici), et qui comprend quatre modèles. Comment faire pour sélectionner le modèle qui me convient? Transformer le pdf en jpg puis le découper?
Ensuite, incorporer mon dessin sur ce modèle n'est pas facile non plus: comment être sûr qu'il est à la bonne échelle?
Finalement, n'est-il pas possible de se procure un template dans un format vectoriel, directement?
Merci pour tout tuyau.
G06
---

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Bonjour,
Je voudrais savoir si je pouvais vous rencontrer. Dans quel coin êtes vous ?
Je suis à la recherche d'une méthode pour fabriquer des prototypes d'anches d'accordéon, et il semblerais que vous ayez la méthode qui puisse m'aider. Ça fait 8 ans que je galère, j’espère que vous serez d'accord pour me montrer ou pour en causer au téléphone.

Merci d'avance.

Ewen

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Bonjour Ewen,

Si c'est à moi que vous vous adressez, voici les nouvelles:

Concernant la gravure chimique, nous nous sommes tournés vers Hauler.
Pour l'instant, nous suivons la méthode de Bruno: nous faisons les dessins sous AutoCAD, puis nous les transférons sous Corel pour ajouter le cadre Hauler.

Pour simplifier le travail, j'ai entrepris de faire une version AutoCAD du template Hauler, mais comme pour l'instant je n'ai rien à graver, c'est en suspens.
Il faut aussi que j'élucide pourquoi le pdf généré depuis AutoCad semble moins bon que celui généré par Corel.

Concernant votre projet de anches, je n'ai aucune expérience en la matière, mais je suppose qu'il faut d'abord les dessiner précisément, puis trouver le bon matériau, et surtout faire des essais.

Si on peut avoir des communications privées sur ce forum, contactez moi en privé et je vous donnerai mon numéro de téléphone.

G06
---

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Bonjour Bruno,

je viens de lire votre post

je voudrais savoir si la société Hauler fait des tirages plus petit que le A5 ?
Car les gravures que j'ai a faire sont plus petites que le A5

Et a quoi sert les traits horizontaux et verticaux dans les fichiers pdf ?


FMD14

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